Sanguines

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Le portrait de deux hommes, Janvier et Joseph Sang, pas vraiment marginaux mais vivants à l’écart, « marqués bizarrement d’une certaine sérénité dans l’affliction », égarés dans leur propre vie, cherchant à se faire discret jusqu’à l’oubli. Leur rencontre inopinée avec une jeune femme, Helen Faraday, va les sortir brusquement de leur trajectoire en pointillé, de leurs rôles préétablis en toute indifférence.

La déambulation nocturne de ces trois silhouettes dessinées à la hâte « longeant sans relâche les rebords d’une géographie morcelée et toujours sur le point de les précipiter dans le vide » nous laisse entrevoir les formes évasives et instables d’une ville nocturne, déserte et désolée.

Sanguines décrit « ce jour qui d’une certaine manière ne devait jamais finir et restera à jamais comme inachevé, ininterrompu » et parvient à nous restituer avec élégance et justesse, le « bruit du visible » et « la fragilité d’un lien naissant noué à la faveur de la nuit et à l’abri des regards ».