Poreuse

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Les humains font monter le niveau de la mer.

D’images en rêves et en récits on monte : on pourrait être au cinéma, et c’est une histoire d’aujourd’hui. Un fils dépressif caché allongé, un père qu’on n’a aucun mal à imaginer hurlant vers le volcan, sorti tout droit de bourgeoisie et de chez Pasolini, un mec bien, Yacine, qui fait la lecture aux fœtus, une fille qui pédale, se blesse, vient et revient sur la plage où débarquent des migrants comme il en débarque tout l’été sur les rives de notre Méditerranée, et ça fait fuir les touristes — mais ça doit pas gêner assez, les corps défaits, puisque on continue de monter des murs, celui d’Erdine fait 12 kilomètres de long.

Il faut l’entendre, la langue, elle porte en elle, au- dedans, porteuse et poreuse, le courage des migrations, la douleur des exils, la précision de survivre.

Jeu de fragments, bonds et rebonds, cheminement labyrinthique, avec Poreuse, Juliette Mézenc explose les limites d’un genre.