Journal de la crise

Création de la couverture des cinq livres | Mise en pages des livres papier | Fabrication des livres numériques

Il n’est pas nécessaire de lire 2006 avant 2007 pour comprendre, pas plus qu’il n’est nécessaire de se souvenir d’hier pour plonger dans aujourd’hui ; à partir de n’importe quel point on peut suivre les ramifications de l’effondrement et du changement de monde en cours, vers le passé, vers quelques futurs possibles ou latéralement, d’une dimension à l’autre, politique, psychologique, vie des vers de terre ou mystique des traders, et ainsi de suite.

Très documenté, toujours limpide malgré la complexité des mécanismes qu’il décrypte, le Journal déjoue les manipulations médiatiques à l’oeuvre dans les discours politiques et économiques qui continuent d’avoir cours aujourd’hui. Banqueroutes, mais aussi élection d’un président d’extrême droite en France, découverte de l’ampleur de l’économie invisible (celle des produits dérivés et de la spéculation) et de son emprise sur l’économie visible, assassinat de Benazir Bhutto au Pakistan, luttes et désespoirs ouvriers, conséquences des dérèglements climatiques sur la vie humaine et non humaine, autant de fils qui sont suivis et noués au cours de cette année charnière. L’écriture du journal, fine, régulière, dont l’objet n’est rien de moins que la compréhension d’un monde en fusion, recèle des moments plus sereins de vie personnelle : voyage au Japon, notes prises le long de l’écriture de livres en gestation, parmi lesquels le Journal lui-même dont l’architecture commence à prendre forme. Un geste politique, sensible, littéraire et citoyen.

Cinq volumes qui peuvent se lire indépendamment. Cliquez sur l’image pour voir les couvertures en un peu plus grand…