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L’Oeil à la coque — #3

[ma mémoire du web]

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SOMMAIRE

Radio/Fiction — 1. Le Théâtre de l’Étrange
Littérature/Web — 2. Les fantômes mes monstres
Édition — 3. Les Moutons Électriques
Roman-mail — 4. Nemopolis


1. Le Théâtre de l’étrange

Merci Internet, merci l’INA, merci les Savanturiers, enfin bref : me voici plongée, dans un rythme infernal il va de soi, dans les archives du Théâtre de l’Étrange. Moi qui suis absolument accro aux fictions radiophoniques, je suis comblée.

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En voici la présentation faite par l’INA :

La crème de la science-fiction et de l’anticipation
Le théâtre de l’étrange est une collection radiophonique diffusée en soirée, sur Inter variétés et France Inter, entre octobre 1965 et juillet 1974.
Il s’agit d’adaptations de nouvelles fantastiques ou de romans d’anticipation et de science-fiction écrits par des auteurs célèbres comme Dino Buzzati, Lovecraft ou Ray Bradbury.
Quelquefois, certains volets étaient conçus par du personnel de la radio, comme L’ambassadeur de Xonoï de Frédéric Christian, journaliste à France Inter ou L’hôte de Bessarion de l’animateur Gérard Klein.
Une réalisation soignée
Le succès de la série reposait sur quatre piliers :
Une distribution prestigieuse. À chaque épisode, de grands comédiens prêtaient leur voix aux héros comme Jean Topart, Henri Crémieux, Michel Auclair, Jean Rochefort ou Danièle Lebrun.
Une mise en onde très soignée. Chaque volet était confié à un réalisateur talentueux et différent à chaque fois : Claude Mourthé, Gilbert Cazeneuve, Albert Riéra ou Emile Noël.
Une illustration musicale exceptionnelle. En effet, il n’était pas rare qu’un compositeur célèbre prête son talent à l’illustration musicale d’un épisode. C’est le cas dans La Musique d’Erich Zann composée par Claude BALLIF, prix de la composition musicale au concours des auteurs de langue française en 1955.
Des prouesses techniques : le traitement de sujets futuristes permettait au programme d’être un laboratoire d’innovations technologiques. Ainsi dans L’ambassadeur de Xonoï, pour la première fois au monde, on confiait un rôle à une voix totalement synthétique obtenue par ordinateur.

Une playlist réalisée par l’INA.
Tous les épisodes.


2. Mes fantômes mes monstres

Une série littérature/web comme je les aime, réalisée par Seb Ménard sur son site diafragm.net. Plusieurs chemins, plusieurs lectures. J’ai commencé par celui-ci, puisqu’il m’est tombé dessus, où l’on peut lire « dans l’ordre » ou « à travers la planche-contact ». C’est Sébastien qui m’a indiqué par la suite qu’il avait révisé cette série. En voici donc le sommaire et son introduction que je me permets de recopier ici. C’est le bon moment pour se perdre dans le dédale des mots et des magnifiques photos qui constituent cette série. C’est surtout pour voyager, et ça emmène loin.

Mes fantômes mes monstres est le titre d’une série commencée il y a plusieurs années et dont l’écriture a duré environ trois ans — ce qui ne témoigne en rien de sa brièveté — d’ailleurs nombreux textes présents dans cette rubrique du site ne sont pas inclus dans la version finale. Une version existe en ligne à cette adresse — combinant images et textes dans une mise en page particulière — ce travail restera à sa place — trace. Longtemps je n’ai pas su quoi faire de ce qui commençant chaque texte — finalement il apparaîtra dans chaque fragment — entre parenthèse — libre au lecteur (voix haute ou pas) de le lire de le prendre en compte. Ci-dessous le sommaire de cette série — reprenant chaque fragment un par un — la navigation est donc possible ainsi (on peut commencer là ou ailleurs) — ou bien à travers les images via clic — ou encore à travers les mots. À tout moment bien sûr — possibilité de cliquer sur les liens disséminés — ou encore sur un mot-clé à côté de l’article — et la lecture sera différente.

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Je parle de cette série, mais il y a bien plus. Ramallah les étoiles, construit d’après une proposition d’écriture de François Bon intitulée « W, avec étoilement » (et vous comprendrez pourquoi en lisant le texte), Palestine 2010 et les Carnets des plaines (que je suis en train de lire), La route (gros coup de coeur aussi) et bien d’autres. Je biche vraiment cette écriture, ce ton, et avoir l’impression d’être un peu re-sur la route itou, et surtout, cette typographie de « — » qui ne pouvait que me plaire, of course… /// Bien que ces projets soient puissamment ancrés dans le web, ça donne envie de faire des livres numériques tout ça, me disais-je, ou le moyen de trimballer en offline tous ces magnifiques projets (ça se lit en voyageant, ça, c’est sûr, un peu comme Le Dernier des Mahigan dont je reparlerai certainement dans un prochain Oeil à la coque). Recommandé puissance mille avec des étoiles partout.


3. Les Moutons Électriques

Voilà, bientôt Noël… Et même si je ne peux que vous encourager à offrir du publie.papier, je ne suis pas du genre à seulement prêcher pour ma paroisse. Et Les Moutons Électriques sont une maison d’édition hors pair, hors normes, dirigée par André-François Ruaud, et dont la ligne éditoriale me donne envie de (presque) tout acheter et lire. Malheureusement, leur catalogue n’est pas full numérique du tout, et du coup, je suis obligée de bien plus me restreindre. Beaucoup, même. Cela étant dit, ce sont de beaux objets alors ça vaut le coup d’économiser et d’attendre, believe me. Il y a du niveau !

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Et j’attends avec impatience Les Détectives Rétro

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Découvrez leur catalogue.


4. Nemopolis

Dans le cerveau de Neil Jomunsi ça fourmille d’idées et c’est tant mieux pour nous. Outre le Projet Bradbury — écrire 52 nouvelles en 52 semaines (et accessoirement, créer 52 covers en 52 semaines ;-)il a eu la bonne idée de hacker la newsletter et de l’utiliser pour publier les chapitres d’un roman écrit à cette fin spécifique : Nemopolis.
Nemopolis est un roman d’un genre un peu particulier : il est écrit en temps réel, au rythme d’un chapitre par semaine et ce pour une durée indéterminée. Cette narration en épisodes est un feuilleton fantastique et onirique, dont l’univers s’inspire modestement des mondes étranges de Neil Gaiman, des histoires tordues de Ray Bradbury et de la loufoquerie de Jasper Fforde.
Le pitch est le suivant : Sara se réveille enfermée dans un appartement sans aucun autre souvenir que son prénom.  Même si elle est persuadée d’avoir déjà vécu ici, elle ne reconnait plus rien : de l’agencement des meubles à la couleur des murs, c’est comme si un troupeau de déménageurs était passé chez elle en son absence et avait tout emporté, y compris sa mémoire. Un ordinateur posé sur la table lui permet néanmoins d’apprendre qu’elle n’est pas folle, mais… morte depuis un mois. Elle découvre également que l’outre-monde n’est pas ce paradis vaporeux promis par les religions, mais une sorte de réplique absurde de son propre monde . Mais les surprises ne s’arrêtent pas là. Car si la jeune femme veut se tirer de ce pétrin, elle va devoir se livrer à un jeu de piste cruel, en quête de la vérité à propos de son trépas.

 

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Crédits : Image by Boston Public Library / Vector eye
Qu’est-ce qu’un oeil à la coque ? C’est ça.