Pas de commentaire.

L’Oeil à la coque — #2

[ma mémoire du web]

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SOMMAIRE

Peinture — 1. Federico Infante
Book-app — 2. Device 6
Culture — 3. Fordlândia
Littérature/Web — 4. Dita Kepler


1. Federico Infante

Quand je l’ai découvert, j’ai immédiatement pensé à Claire Tabouret — dont les peintures sont notamment visibles dans le livre L’espoir des spectres que nous avons eu le plaisir de publier chez Publie.net — et je me suis dit WAW (oui, j’ai un grand vocabulaire). Mais en fait, plus que de longs discours, surtout en ce qui concerne la peinture, autant regarder non ?

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2. Device 6

Difficile de présenter Device 6. Voilà un véritable OVNI book-app fou. CRAZY. GÉNIAL. À la croisée de la littérature et du jeu, vous devrez résoudre des énigmes pour continuer à tourner votre tablette dans tous les sens. Méga + pour le graphisme. Un peu de - pour justement le fait de devoir tourner la tablette dans tous les sens mais c’est ça qui fait le charme de l’affaire. Développée par Simogo (qui n’en est pas à son coup d’essai et est réputé pour le crazy stuff), vous en trouverez la présentation ici. De rien pour mon magnifique GIF.

À télécharger sur l’Appstore

device6

3. Fordlândia

Il y a quelques temps avec Panoz, nous sommes tombés sur une série de documentaires d’ARTE « Les Ruines modernes » — c’est d’ailleurs un sacré casse-tête pour regarder ARTE depuis l’étranger soit dit en passant — sur les lieux abandonnés. Or, ce qui me fait frémir le coeur de manière immodérée, c’est quand même les vestiges  de toutes sortes. On me dit « ville abandonnée » et je suis au Paradis. J’aime bien rétro-pédaler vers le passé et me dire : « Qu’est-ce qui s’est passé ? Comment en est-on arrivés là ? » — pour ça d’ailleurs que je suis méga +++ adepte des films du genre, des livres du genre et des théories folles et nombreuses qui fleurissent lorsque l’on parle de l’Atlandide & Co, et que dans une autre vie, j’aurais sans doute fait une thèse sur le réalisme fantastique, qui n’est pas forcément directement en lien avec les vestiges de ce monde, mais qui nourrit tous mes appétits d’imaginaire, de fantastique et d’étrange.

fordlandia

Tout ça pour dire : Fordlândia était une ville-utopie d’Henry Ford, construite dans les années 20 au milieu de la jungle brésilienne, pour exploiter le caoutchouc (et les habitants de la ville, bien sûr, savamment soumis grâce à l’apport du confort moderne mais menés à la baguette, chacun ayant un numéro d’identification et le droit de ne rien faire du tout sauf travailler). Gros échec, les indiens brésiliens se révoltent contre Ford et tout le domaine est abandonné. Tout ? Non. Un groupe de quelques centaines d’habitants résiste encore et toujours à l’emprise du temps et vit dans les baraquements de leurs ancêtres. Sur la route donc, les grandes villas (à la mode étasunienne en plein milieu de la jungle) des maîtres qui tombent en morceaux, et un type qui fait tout pour récupérer tout ce qui est récupérable. Ils ont donc un entrepôt — pas du tout protégé, et surtout pas du tout fait pour protéger de vieux objets — avec tous les objets des années 20, qui proviennent des usines et des maisons. Je vous passe les problèmes politiques, le gouvernement brésilien qui en a effectivement rien à carrer de Fordlândia, et ça donne un lambeau de passé bloqué en plein milieu du présent et qui dépérit à vue d’oeil. Je trouve ça foule fou.

Un article qui raconte ça un peu mieux que moi (en anglais)
L’album Flickr avec d’anciennes photos de Fordlândia
Le documentaire
Les pages Wikipedia en français et en anglais
Le livre (en anglais)


4. Dita Kepler

La semaine dernière j’étais invitée à la médiathèque de Rezé à côté de Nantes, pour parler édition numérique avec Anne Savelli. Et celle-ci nous a présenté un projet littérature-web comme je les aime : Dita Kepler, du nom de son avatar sur Second Life. Publié sur remue.net, ce texte en treize épisodes, a été codé par Joachim Séné. Ils ont donc travaillé ensemble à l’élaboration de ce projet, et ça donne quelque chose tout en inventivité et toujours dans la mesure : pas d’explosions de code inutile, tout est pensé et a un sens. Vous cliquez quelque part, il se passe quelque chose. Là, pour moi, c’est une des combinaisons qui fonctionne bien, entre littérature et code.

dita

Lire le premier épisode (et baladez-vous dans le menu à gauche, où tous les épisodes sont recensés).
Le site d’Anne Savelli
Le site de Joachim Séné
Sur Twitter : @ditakepler 


Crédits : Image by Boston Public Library / Vector eye
Qu’est-ce qu’un oeil à la coque ? C’est ça.

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