La Dame au Chapal





Nouveau départ : mon chapal dans les starting-blocks !

Category : Articles Nov 20th, 2011

Après quelques mois de bonne grosse galère qui m’ont fait devenir dingue mais qui me font d’autant plus apprécier ma sit­u­a­tion actuelle, voici un nou­veau départ. J’ai pas baissé les bras et ça a payé. Heureuse­ment que je n’étais pas toute seule, que j’avais les par­ents et les copains pour m’aider et me soutenir parce que j’étais sou­vent pas loin de jeter l’éponge et de retourner dans ma cam­pagne pour déprimer tout mon saoul (donc, MERCI infin­i­ment).

Oui, j’ai bien réfléchi…

Donc nou­veau départ. En trombe, le départ, j’aime mieux vous dire. D’abord, suis très fière de rejoin­dre la team Publie.net qui a bien besoin de petites mains pour faire ses petits (grands !) epubs et pour qui j’ai envie de m’investir à fond les bal­lons. Comme le dit François Bon, main­tenant “ça passe ou ça casse” et on va tout faire pour que ça passe. Et ça va passer les cocos, ça va passer. L’édition numérique n’est pas le domaine le plus lucratif au monde (n’est pas Amazon/Apple et con­sorts qui veut) et outre le fait de devoir amener le livre numérique dans le champ des pos­si­bles lit­téraires et tech­nologiques d’aujourd’hui, il faut aussi compter avec le fac­teur financier qui empêche d’avancer aussi vite qu’on ne le voudrait. Gros chal­lenge aujourd’hui pour les édi­teurs numériques pure-players de ne pas faire couler le navire quand il n’y a qu’une poignée de matelots pour tenir le cap face à l’immensité (face à l’adversité devrais-je dire)(c’était une super métaphore mais ça part un peu en vrille). Donc, pour l’instant, je fais de la pré­pa­ra­tion (lec­ture, cor­rec­tion, mise en page et tutti quanti) d’epub, ça me botte vrai­ment. L’édition numérique est un gros chal­lenge, un défi for­mi­da­ble, et ça me pas­sionne de faire par­tie de cette révo­lu­tion du livre. D’aucuns — et non des moin­dres puisque ce sont sou­vent des amis libraires — me dis­ent que je suis du côté dark et que je tue le livre et blablabla et blablabla. Moi, je ne tue per­sonne, je suis pas une killeuse. J’ai des con­vic­tions, des principes, des pas­sions, des désirs, des envies, et par­fois même un peu de com­pé­tences : et tout ce fatras me per­met de clamer haut et fort que le livre papier et le livre numérique ne sont pas des frères enne­mis. Comme dans toutes les révo­lu­tions, il y a les extrémistes, les rad­i­caux : beau­coup de pro-numériques ont un dis­cours si peu nuancé que je ne les rejoins pas sur énor­mé­ment de points. Je ne prône pas la dis­pari­tion d’un sup­port pour l’avènement d’un autre : la tolérance, comme dans la vie, ça marche ; voyons juste ce que ça donne et soyons patients.

We also are books

Der­rière la mon­tagne du livre papier, on aperçoit l’horizon du livre numérique. On en perçoit les con­tours, on en devine les formes. Qu’est-ce que ce livre numérique sera dans dix ans, je n’en peux plus d’attendre de le savoir (mais patience). Quels seront les out­ils, les sup­ports, les e-readers, les tablettes, les nou­veaux pro­to­types géni­aux tout droits sor­tis d’un film de science-fiction ? Je trépigne, je trépigne. Mais il n’y aura inno­va­tion que si nous réus­sis­sons à passer cor­recte­ment ce cap de l’édition numérique : le marché est là, les util­isa­teurs afflu­ent, les lecteurs… con­tin­u­ent de lire. L’édition numérique est en marche, fait son petit bon­homme de chemin et surtout (en ce qui con­cerne les édi­teurs pure-players) porte haut le dra­peau de la lec­ture. Qu’importe le fla­con pourvu qu’on ait l’ivresse ? Si le but est de lire, lisons. L’état actuel des choses me fait penser qu’il va y avoir dans les prochaines années de nom­breuses fric­tions, que les entre­vues à la Frédéric Beigbeder/François Bon vont se mul­ti­plier et qu’il y aura encore de nom­breux débats, d’éternels ques­tion­nements, de sem­piter­nels doutes. Tant mieux. Ca veut dire que tout ça vit. Que ça bat quelque part. J’espère que ça va pul­luler de Wal­rus, de Numérik­livres, de Publie.net, d’Emue, de La Souris qui raconte, et de tous les autres. J’espère que les gens com­pren­dront qu’il y a de la place pour tout le monde et qu’il est peut-être temps de changer la donne, de foutre un coup de pompe dans la four­mil­ière, de ré-ajuster la chaine du livre au XXIe siè­cle. Mon dis­cours ne m’empêche pas d’entasser des livres papier con­tre les murs de mon apparte­ment. Mon dis­cours ne m’empêche pas d’aimer far­fouiller un peu de code pour créer de l’epub. Per­sonne n’est obligé de se can­ton­ner à une seule chose. D’ailleurs…

Car il faut com­mencer à apprivoiser la bête assez tôt pour la sur­passer ensuite…

D’ailleurs deux­ième nou­veau départ : com­mu­nity man­age­ment pour la plate­forme WeLove­Words. Il s’agit d’une plate­forme de crowd­sourc­ing qui met en rela­tion des auteurs (écrivains, scé­nar­istes, con­teurs, poètes, slameurs etc.) afin qu’ils soient pub­liés ou que des parte­nar­i­ats se met­tent en place. Récem­ment, Pierre Noir­clerc a eu la chance d’avoir pu être édité chez Flam­mar­ion grâce à une opéra­tion estampil­lée WLW. Inconnu au batail­lon et déjà chez Flam­mar­ion, c’est une belle his­toire… qu’il faudrait essayer de faire tourner, de ren­dre vis­i­ble, de dis­séminer et de mul­ti­plier, que cela ne soit pas qu’un exem­ple mais bien une réal­ité. Avec l’arrivée du livre numérique, je pense qu’il est absol­u­ment néces­saire d’investir de nou­velles manières d’être édité, de con­stru­ire un texte, de le partager, de le dif­fuser, de le défendre. Alors, me direz-vous, il s’agit ici pour­tant d’un livre papier. Oui. L’ebook existe, à 14,99 euros et bardé de DRM… On est chez Flam­mar­ion hein. Mais je pense que ce sera l’une de mes pri­or­ités de pro­mou­voir le livre numérique (pre­mière étape vers le livre web) auprès des auteurs de la plate­forme. D’autre part, le crowd­sourc­ing rejoint totale­ment la vision d’une lec­ture sociale où le mot “partage” prend tout son sens. La dimen­sion sociale de la lec­ture est encore si peu inex­ploitée (elle com­mence à l’être bien sur) qu’il y a tout à gag­ner à se con­necter les uns aux autres pour espérer plus de vis­i­bil­ité dans un monde où il est si dif­fi­cile de se démar­quer. Ce que j’aime égale­ment dans ce nou­veau défi c’est qu’il s’agit d’une plate­forme qui n’est pas seule­ment et pure­ment “lit­téraire” mais qui est aussi dirigée vers d’autres types de créa­teurs (des chanteurs et des scé­nar­istes par exem­ple). Il y a donc tout un monde inconnu qui s’offre à moi et que je vais devoir explorer. Je ne démar­rerai ce job de manière con­crète que dans deux semaines (parce que pour l’instant je vends encore des gaufres tous les après-midis…) Suis pressée de voir ce que peut don­ner cette nou­velle aven­ture. On verra com­ment tout ça se déroule à l’avenir car le temps n’est pas aussi étirable que ça.

Tout à con­stru­ire… au boulot !

Enfin, pour finir, il faut que je remer­cie l’un de mes plus grands amis : Twit­ter* (et ben oui, Twit­ter…) Grâce à lui, j’ai été con­tac­tée par François Bon de Publie.net et Gre­gory Nico­laidis de WeLove­Words. C’est ça, le recrute­ment 2.0 … Des entre­tiens par Skype et pas de chichis. On se tutoie et on y va cash. Peut-être parce que tout va très vite et qu’on a pas le temps de ter­gi­verser. Bien sur, tout ceci est le reflet de la com­mu­ni­ca­tion online qui car­ac­térise le web 2.0 (et ma vie aussi). Est-ce mieux ou pire, je ne sais pas. Cela n’enlève rien au fait qu’on se ren­con­tre in real life car on ne peut pas tout décider der­rière un écran. Et j’ai besoin du con­tact humain. C’est même la seule chose que je déplore dans le home-working (qui par con­tre me laisse une totale lib­erté : si l’envie me prend de bosser à Tataouine-les-Bains, je suis free, je fonce) : je ne vois pas grand-monde. Pas grand monde de “professionnel”.

Enfin voilà. Nou­veau départ. Nou­velle vie sans doute, tou­jours à Brux­elles pour le moment mais déjà des envies d’ailleurs. Un soulage­ment égale­ment : j’avance. Ma plus grande han­tise est de stag­ner, de ne pas m’améliorer, d’évoluer trop lente­ment. J’ai 23 piges et toute la vie devant moi certes, mais la vie il faut la con­stru­ire le plus tôt pos­si­ble car je me rends compte qu’on laisse passer trop de choses à force de pas­siv­ité. J’ai des idées plein la tête et pas assez de temps pour tout. Pour met­tre en place un pro­jet avec Pauline par exem­ple, pour finir d’écrire un texte pour Wal­rus (…), pour lire tout ce que je voudrais lire et chroni­quer tout ce que je lis… Bref : 24h dans une journée c’est bien trop peu mais il va fal­loir que j’apprenne à com­poser avec. Suis désolée d’avance pour tout le temps que je n’arrive pas à con­sacrer à tout ça (opéra­tions, chroniques, textes etc.) mais là il va me fal­loir jon­gler entre deux jobs, pas­sion­nants mais chronophages. Je n’ai pas encore appris à être surhu­maine comme cer­tains autres (que j’admire car ils font 1000 choses en même temps et ils les font bien… ça vien­dra, ça vien­dra…) donc je vais procéder par étapes et pri­or­ités… et si ça ne fonc­tionne pas comme ça, je rever­rai la for­mule… j’expérimente en somme… ce qui est sur néan­moins, c’est que the dig­i­tal pub­lish­ing is my pri­or­ity num­ber one.

Le tra­vail d’équipe, y’a que ça de vrai les amis…

A fond les bal­lons, la tête dans l’guidon, les pieds dans les sacoches… haut les coeurs c’est moi que v’là.

* D’ailleurs, c’est grâce à mes fol­low­ers qui m’ont relayée sans relâche dans ma recherche de taf. La magie des réseaux soci­aux c’est qu’on est quand même jamais tout seul… Thanks a lot guys.

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(23) comments

Paumadou
576 days ago · Reply

T’es pas surhu­maine ? Quand je te lis, j’ai le tour­nis, tu tchaches telle­ment que j’ai l’impression que t’en fais dix mille fois plus que moi et que t’es sous cocaïne à longueur de temps (sans vouloir t’offenser ;) ) et pour­tant, je me trouve sou­vent hyper­ac­tive !
D’un coup, j’ai l’impression que je fous rien par ta faute (ça spa gen­til ;) )
Mais ça doit être la faute à ton cha­pal mag­ique qui te donne des supers pou­voirs ! (tu me le prêtes ?)

A 23 ans, j’arrêtais les études et j’avais mon pre­mier gamin… et j’ai attendu 5 piges de plus pour enfin trou­ver enfin un métier qui me plai­sait ! Alors t’inquiètes, t’as la vie devant toi et en plus… elle bouge dans la direc­tion que tu veux !

    La Dame au Chapal
    576 days ago · Reply

    Pas surhu­maine ni cocaïnée non non… Pis attends, je sais pas ce que ça va don­ner. Et toi tu fous pas rien, tu fais que d’écrire, tu squattes les pre­mières marches des top 100, bref t’envoies du p’tit bois aussi…

L'équipe éditoriale
576 days ago · Reply

tu as fait le bon choix, ça va être dur mais non tu n’es pas du côté dark, tu es du bon côté de la tranche du “lire”

    La Dame au Chapal
    576 days ago · Reply

    Merci Jef, je sais que ça va être dur mais enfin… qui ne tente rien n’a rien ! Heureuse d’apprendre que je suis du bon côté (mais j’en étais déjà per­suadée ! ;)

Asia Morela
576 days ago · Reply

Un mot surtout: bravo! Quel texte plein d’enthousiasme et d’espoir! Je te souhaite le meilleur dans cette nou­velle aven­ture. :D

Lau_Bee
576 days ago · Reply

Que ça fait du bien de lire des bil­lets comme ça… Fonce ! (et bravo pour tes jobs)

    La Dame au Chapal
    576 days ago · Reply

    Merci Lau­rence, on va fon­cer, on va fon­cer… The sto­rie con­tin­ues… ;)

pauline
575 days ago · Reply

Ça fait vrai­ment plaisir de voir toutes ces bonnes nou­velles ! même si en vrai on se “con­nait” qu’à tra­vers Twit­ter (mais ca ca va changer !^^) ca ne fait jamais plaisir quand une amie va mal surtout quand on est à 1000 bornes et qu’on peut pas te pro­poser d’aller boire un verre pour se changer les idées !
Je suis vrai­ment con­tente que tu aies trouvé un boulot qui te plaise et dans un domaine qui te pas­sionne ! Pour notre pro­jet, t’inquiète donc pas, il atten­dra. Tu agran­dis ton réseau ça peut être que posi­tif pour lui :)

Bonne con­tin­u­a­tion ! Tu biches !:D

    La Dame au Chapal
    575 days ago · Reply

    Mais ouais mais graaaave qu’on est des pot­esses ! Allez, ramène ta face à Brux­elles qu’on rigole un coup IRL !

Sediter
575 days ago · Reply

Voilà un arti­cle qui fait plaisir ! On peut dire que tu fais pas les choses à moitié : t’es pas du genre à trou­ver un seul job à la fois toi, tu préfères les enchaîner ! Et en plus de bien­tôt car­ton­ner dans le numérique, tes récents petits déboires t’auront apporté une com­pé­tence quasi indis­pens­able dans le monde 2.0 : savoir faire des gaufres !

Et je suis plutôt d’accord avec Pau­madou : tu dis ne pas pou­voir faire 1000 choses en même temps, mais en te lisant on a vrai­ment l’impression que tu fais 1000 choses en même temps !

Bref, ravi que tout roule pour ta bosse et ton cha­peau, on s’retrouve au plus vite dans le monde numérique ! ;-)

    La Dame au Chapal
    575 days ago · Reply

    Merci Pier­rick, non je vous jure pas 1000 choses en même temps, c’est l’erreur à ne pas com­met­tre…
    La dig­i­tal team est dans la place en tout cas et pour un bout de temps ! Toi non plus tu ne pour­ras pas y échapper !

      Sediter
      574 days ago · Reply

      J’espère bien ne pas y échap­per ! Objec­tif pre­mier : devenir auteur numérique. Je le sens bien tout ça !

      Dans trente ans on en dis­cutera tous autour d’un bon mojito, quand on sera devenu les grosses pontes véreux du numérique !

        La Dame au Chapal
        574 days ago · Reply

        A fond ! Quand est-ce qu’on se fait un ren­card team numérique des dje­uns ? (bon allez même the old Panoz pourra venir… s’il daigne)

F Bon
575 days ago · Reply

merci à toi, d’abord, pas évi­dent de rejoin­dre petit kayak sur grosses vagues – et ce que tu ne dis pas, càd choisir mod­èle free-lance plutôt que sécu­rité salaire en fin de mois – j’ai l’impression qu’on est aussi en train d’inventer (pas publie.net, un peu tout le monde) autre chose, plus dans l’esprit web, à ne pas se la jouer “entre­pre­neur­ial”, mais cette con­stel­la­tion d’échanges – pour moi, ce qui est impor­tant, par rap­port à l’édition tradi, c’est le dia­logue dès l’amont du texte ou en cours de texte entre auteur et col­lec­tif édi­teur – la ques­tion du code ne se pose pas une fois le texte (au sens large) ter­miné, mais dès la con­cep­tion du pro­jet édi­to­r­ial – donc pas de “petites mains” et “gros epubs” mais plutôt bosser immé­di­ate­ment en mini-collectifs auteur/codeur et pleine autonomie – et moi aussi étais dans tun­nel l’autre soir quand t’ai mis twit depuis Lou­vain : noyé, donc ça voulait dire enton­noir général­isé, soit on fai­sait ce pas en avant vers plus de pro­fes­sion­nal­i­sa­tion et ouver­ture, soit le truc s’étouffait de lui-même… tout à inven­ter donc, et c’est parti, qu’y z’y dis­ent les cocos…

maymay
575 days ago · Reply

Go Roxou go!! La patate et l’enthousiasme y a que ça qui paye!!

le baiser de la mouche
575 days ago · Reply

Bon­jour la dame au Cha­pal, félic­i­ta­tions. Lis mon dernier post, tu vas te recon­naître et n’hésite pas à m’envoyer une photo de toi tra­vail­lant sur ton smart­phone ou ta tablette, je l’ajouterai au post. Bonne continuation

Delphinesbooks
574 days ago · Reply

Super goods news que voilà !!!!! Bravoooooooooooooo, go go !!

encreetpixel
569 days ago · Reply

J’aurais tou­jours plaisir à suivre tes tweets et je lève mon cha­peau (!) à ton énorme capac­ité de tra­vail (24h/24?). Un grand bravo. On se crois­era peut-être ? Je suis à Mon­treuil lundi 5 à 9h30, avec la souris qui raconte et Chloé Jarry de Cam­era Lucida (Car­naval des ani­maux), pour une table ronde, à la bonne fran­quette sur la lec­ture de demain (vaste programme !)

    La Dame au Chapal
    569 days ago · Reply

    Great, j’aimerais passer à Mon­treuil lundi en plus, je ne sais pas si je serai déjà dans la place à cette heure-ci mais on se crois­era sure­ment ! Fau­dra choper mon cha­pal au pas­sage ! Si j’arrive à temps, me ferai un plaisir de venir à votre table ronde !

norkhat
476 days ago · Reply

mais … mais … TELLEMENT !

Juste TELLLEMENT !

Go you !

[…] Tout à con­stru­ire… au boulot ! Enfin, pour finir, il faut que je remer­cie l’un de mes plus grands amis : Twit­ter* (et ben oui, Twit­ter…) Grâce à lui, j’ai été con­tac­tée par François Bon de Publie.net et Gre­gory Nico­laidis de WeLove­Words . C’est ça, le recrute­ment 2.0 … Des entre­tiens par Skype et pas de chichis. On se tutoie et on y va cash. Peut-être parce que tout va très vite et qu’on a pas le temps de ter­gi­verser. La Dame au Chapal […]

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